Le 3 avril sera-t-il la date fatale, jour de l'application de la loi Rist, qui instaure un plafond de rémunération pour les médecins intérimaires ? Afin d'éteindre le feu qui couvre chez ces praticiens qui menacent de cesser de travailler dès cette date, le gouvernement a annoncé qu'il revalorisait ce dernier de près de 20 %, soit de passer de 1 170 euros à 1 390 euros brut pour 24 heures. Selon le SNMRH* vent debout contre cette mesure, 163 établissements seraient amenés à fermer des services. Selon son compte Twitter, ce syndicat a annoncé qu'il sera d'ailleurs reçu au ministère de la Santé le 30 mars. Ironique, il déclare : « Il a été annoncé pour les méchants remplaçants une revalorisation de 220 euros pour 24 heures de travail, soit 18,8 %, soit 9 euros de l'heure et une prise en compte des frais de déplacement, voire peut-être de logement. » On le constate, le système est à bout de souffle. Selon le syndicat, les mercenaires qui accepteraient de rentrer dans le rang se verraient proposer des contrats de praticien type 2 au salaire PH 13, « ce que tous les titulaires mettent une vie entière à obtenir », pour un salaire donc élevé, mais qui ne sera maintenu que jusqu'à la fin 2023.
« Ce nouveau tarif est plus que raisonnable », a indiqué François Braun, le ministre de la Santé occupe le terrain médiatique qui a fait ces annonces le 28 mars à Alençon en Normandie, « région qui représente 5 % de la population française, mais 10 % de l'intérim médical ». Et de rappeler les objectifs de la loi Rist, à savoir lutter contre les dérives du mercenariat médical. Le ministre a également proposé une hausse de 30 % de la prime de solidarité territoriale, soit 2 200 euros brut pour une garde de 24 heures le week-end et 1 700 euros en semaine. Il s'agit d'inciter les praticiens hospitaliers en exercice dans un établissement de santé à aller exercer en plus dans un autre hôpital. En ce sens, le gouvernement fait un geste en allant au-delà du tarif de l'intérim médical. Mais les PH en poste auront-ils le temps et l'énergie suffisante pour faire d'autres heures supplémentaires dans un autre hôpital ?
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes