À l'heure des traditionnels bilans, legeneraliste.fr avait demandé à ses lecteurs de se prononcer sur les premiers mois d'Agnès Buzyn au ministère de la Santé. Sur les 244 répondants, 36 % se disent satisfaits de ses débuts avenue de Ségur.
Pourtant, lors de sa prise de fonction, Agnès Buzyn avait su séduire les syndicats. Elle s'était entretenue avec les syndicats de médecins libéraux représentatifs, qui étaient sortis optimistes de ces rendez-vous, après cinq ans de relations tumultueuses avec Marisol Touraine.
Des débuts prometteurs
En juin, le Dr Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF) confiait au generaliste.fr qu'avec Agnès Buzyn il n'y avait « pas besoin de répéter deux fois la même chose », et parlait d’une « opération séduction réussie ». Le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) saluait un retour de « l'écoute ».
Mais les syndicats attendaient aussi des actes. Et pour l'instant, la ministre déçoit. 42 % des répondants estiment que le bilan de son premier semestre au ministère n’est pas satisfaisant. Sur legeneraliste.fr, le Dr Patrick F estime qu’Agnès Buzyn « apporte sa pierre au tombeau de la médecine générale et hospitalière ». Pour le Dr Charles C, la ministre a commis une erreur avec l'extension de l’obligation de 3 à 11 vaccins pour les enfants de moins deux ans, effective depuis le 1er janvier. « Dès lors qu'on force les choses en médecine, on échoue ! Demandez leur avis aux médecins du terrain depuis des décennies ! », écrit-il.
La comparaison avec Touraine pour sauver Agnès Buzyn
Un répondant sur cinq (22 %) se montre plus nuancé, comparant la nouvelle ministre de la Santé à sa prédécesseure, Marisol Touraine. Le Dr René C se veut patient : « Rien à voir avec le monstre qu'on a subi pendant cinq ans ! Et certainement beaucoup plus de réalisme, et peut-être de respect ? », fait-il remarquer. « Tout est mieux que la Tournesol stalinienne ! », s'exclame le Dr Gabriel K. Leur confrère Yannick J préfère lui attendre. « On ne juge que sur les résultats. Il est trop tôt pour répondre », observe-t-il.
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