Les sénateurs Les Républicains (LR) ont critiqué ce mercredi le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018, actuellement débattu en première lecture au Sénat, et présenté leurs recommandations pour l'amender.
Le parti de droite reproche au premier budget de la Sécu du quinquennat Macron d’être dans la lignée de ceux des cinq années précédentes. « Tout ça n’est pas satisfaisant », a estimé le président du groupe LR à la chambre haute, Bruno Retailleau, qui a concentré l'essentiel de ces critiques sur l’évolution programmée des dépenses d'assurance-maladie (ONDAM).
Pour un ONDAM à 4 %
Présent, le président de la commission des affaires sociales au Sénat, le Dr Alain Milon, a affirmé que l’ONDAM, prévu à 2,3 % par le PLFSS 2018 ne constituait pas « un progrès considérable ». En 2017, il était fixé à 2,1%. Pour lui, l’ONDAM « idéal » serait à +4 %. « Mais il ne tiendrait pas la route budgétairement », a-t-il précisé. « Cela voudrait dire qu’on autoriserait 8 milliards d’euros de dépenses d’assurance maladie supplémentaires ». Une somme « considérable » mais justifiée notamment par les conventions, le vieillissement de la population, les médicaments innovants et les nouvelles technologies médicales, selon Alain Milon.
Les sénateurs LR devraient voter le PLFSS
Le président de la commission des affaires sociales déplore que « l’effort d'économies » soit « essentiellement centré sur les hôpitaux une fois encore ». Il regrette également que « l’universalité et la parité de gestion soient battues en brèche » par ce PLFSS, forçant les « professionnels médicaux à faire des efforts considérables, mettant obligatoirement en danger la santé des Français ».
Les Républicains, qui saluent la suppression de l'obligation de tiers payant, devraient toutefois, voter ce PLFSS. Bruno Retailleau a indiqué que les sénateurs LR allaient « amender profondément le PLFSS, comme le PLF (projet de loi de finances), pour pouvoir les voter ».
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