POUR ENLEVER les tumeurs mammaires palpables, la chirurgie échoguidée est en train de trouver ses lettres de noblesse. Une étude randomisée, présentée à la 8e European Breast Cancer Conference (EBCC-8, Vienne), a permis de faire une comparaison avec la chirurgie standard. La chirurgie échoguidée permet d’exciser les tissus cancéreux de manière plus complète et en épargnant mieux les tissus sains.
Les chirurgiens s’attendent à ce que le succès de la chirurgie échoguidée aboutisse à une modification des pratiques, pour être utilisée préférentiellement dans l’abord des tumeurs palpables. À présent, ces tumeurs sont excisées « à l’aveugle », sans aide visuelle pour les localiser précisément au cours de la chirurgie.
Lors de la chirurgie conservatrice, il est nécessaire d’ôter une marge de tissu sain. En pratique courante, les marges sont souvent excessives ; mais d’un autre côté, elles peuvent contenir encore des cellules cancéreuses.
Nicole Krekel et coll. ont randomisé 124 patientes ayant un cancer palpable à un stade précoce. Et ont comparé la chirurgie échoguidée à la chirurgie standard guidée par la palpation. Dans le groupe de la chirurgie échoguidée (61 femmes), il y a une réduction significative des reprises d’excision, des mastectomies et de la radiothérapie. La quantité de tissu sain excisé est réduite dans ce groupe (40 cc versus 58 cc). D’où un meilleur résultat esthétique. « Nos résultats montrent que la chirurgie échoguidée peut éviter le taux excessif des marges contenant des cellules cancéreuses. » Les résultats finaux montrent en effet que 96,7 % de toutes les tumeurs sont excisées de facçon adéquate, avec des marges libres de cellules malignes dans le groupe chirurgie échoguidée, contre 83,4 % dans le groupe abordé par chirurgie conventionnelle.
Une association favorable à l’os
Par ailleurs, l’EBCC-8 a été l’occasion de la présentation des résultats d’une étude de phase III, d’évaluation d’un nouveau traitement du cancer du sein chez les femmes ménopausées. Ils montrent qu’une combinaison de deux médicaments, l’everolimus et l’exemestane, améliore la qualité osseuse (réduction du turnover osseux) et réduit la survenue des métastases. Cette combinaison est utilisée pour aborder les femmes ayant un cancer avancé, positif pour les récepteurs aux estrogènes, mais résistant au traitement hormonal.
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