CHEZ DES FEMMES opérées d’un cancer du sein par une technique conservatrice suivie de radiothérapie, il ne semble pas nécessaire de réaliser une première mammographie au 6e mois, des clichés annuels suffisent dès le début de la période postopératoire.
Cette information a été délivrée par une équipe d’Abington (Pennsylvanie) au symposium sur la radiothérapie et l’imagerie des cancers, à Atlanta. Pour vérifier si un examen à 6 mois est nécessaire, l’équipe l’a proposé à 88 patientes parmi 467 enrôlées à l’hôpital d’Abington. Cette mammographie précoce mois a conduit à quatre biopsies, qui se sont toutes révélées négatives.
La suppression de ce premier examen radiologique intermédiaire aurait le double intérêt de réduire le stress et le nombre de biopsies chez les patientes, ainsi que de faire réaliser des économies de dépenses de santé.
Un cancer de la prostate.
Chez des hommes opérés d’un cancer de la prostate, une IRM associant une injection de produit de contraste et un ballonnet intrarectal semble particulièrement efficace dans le dépistage des récidives locales. Ce qu’annonçait une équipe de Houston, Seungtaek Choi et coll. La technique permet un dépistage alors que le taux de PSA est encore très bas.
L’équipe a recruté 389 patients ayant subi une prostatectomie entre janvier 2004 et octobre 2010. Parmi eux 143 ont bénéficié d’une IRM pelvienne. Dans 35 cas l’imagerie était suspecte, suggérant une récidive locale. Une biopsie a été réalisée chez 26 patients, elle est revenue positive dans 23 cas.
L’étude montre qu’environ un tiers de ces patients ayant récidivé avaient un PSA inférieur à 1, et même chez plusieurs à 0,3.
L’équipe explique que l’IRM se montre plus performante que le scanner dans la différenciation entre les différents tissus mous. C’est pourquoi les médecins américains n’ont pas été étonnés des résultats de leur enquête. Ce qui les a le plus surpris est le taux étonnamment bas du PSA, alors que l’imagerie était déjà positive. Ils voient dans leur technique d’IRM un élément d’importance dans l’instauration d’une radiothérapie de sauvetage.
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