Les premiers résultats du cabozantinib sont sans précédent dans le cancer de la prostate métastatique. Une étude de l’université du Michigan présentée au Congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) révèle ainsi que la molécule a permis d’obtenir « non seulement une régression partielle ou complète de 3/4 des métastases osseuses, mais également une amélioration des douleurs osseuses et une diminution des traitements antalgiques narcotiques », comme l’explique le Pr Maha Hussain, urologue et auteur principal de l’étude. L’essai a inclus 171 sujets ayant un cancer prostatique, dont plus des 3/4 avaient des métastases osseuses.
Après traitement par cabozantinib, près de 76 % des patients ont présenté une réduction tumorale sur les TDM osseux de contrôle. Quant aux sujets prenant des antalgiques narcotiques, 67 % ont rapporté des douleurs moins fortes et 56 % ont soit arrêté le traitement soit en ont diminué les doses. Les chercheurs ont observé une régression tumorale extra-osseuse chez plus de 2/3 des patients. Les effets de la molécule ont persisté environ 29 semaines. Les effets secondaires du cabozantinib étaient modérés, avec asthénie, troubles gastro-intestinaux et hypertension artérielle. L’efficacité du nouvel anticancéreux sur les métastases osseuses a de quoi retenir l’attention des urologues, puisque les options actuelles n’ont une action restant très modeste. Ces premières données sont à confirmer dans des essais ultérieurs, et l’équipe a d’ores et déjà le projet de tester la molécule chez des patients en première ligne de chimiothérapie.
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024