Bilan des traitements ciblés, notamment des GIST, étayant ce que l’on connaît déjà dans la LMC : le traitement adjuvant doit être poursuivi au moins 5 ans et sans doute davantage. Une étape de plus dans la chronicisation de cancers dont la viabilité est gouvernée par un oncogène maître : les traitements ciblés dont nous disposons contrôlent la maladie mais ne l’éradiquent pas. Il va falloir que les oncologues, les patients mais aussi les autorités de santé prennent cette réalité en compte puisque la prévalence de ces cancers traités peut être multipliée, en fonction de leur survie sans traitement, par 10.
Coût thérapeutique et conséquences à long terme : les cancers induits ou deuxième primitif après cancers augmentent. Une bonne partie de ce numéro y est consacrée : restent à définir les réductions de dose, voire les exclusions de certaines modalités thérapeutiques, bref la désescalade thérapeutique, possibles. Etudes au long cours ou observatoires : la méthodologie du suivi à très long terme évolue, la pharmacovigilance, les vigilances vont devoir intégrer ces éléments.
Enfin, une place importante est dévolue cette année à l’évaluation des technologies de santé.
L’ASCO est bien le reflet d’une cancérologie qui change.
À cet égard, l’apport des technologies les plus récentes, et notamment de l’étude complète du génome tumoral, n’est pas encore établi, faute sans doute d’études d’un nombre suffisant de patients, de l’accès à des prélèvements tumoraux de qualité permettant ces études, mais aussi d’outils biomathématiques pour effectuer ces analyses à grande échelle.
À noter que la formule inaugurée depuis deux ans – réduction des présentations orales au bénéfice des posters et des sessions de synthèse – ne m’est pas apparue aussi riche. Là aussi, quelle est la meilleure approche pour exposer des résultats aussi nombreux ?
Bref, l’avenir est clairement aussi aux méthodes de traitement des données et à leur restitution.
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