- Différer tout acte chirurgical dans les six semaines suivant une angioplastie et, dans la mesure du possible, six mois en cas de stent actif (figure 3).
- Éviter d’utiliser une endoprothèse active en cas de chirurgie programmée dans les six mois. La question se pose tout particulièrement chez les personnes âgées, car on sait que 20 % des plus de 70 ans subissent une intervention chirurgicale urgente ou programmée dans les six mois suivant une revascularisation coronaire.
- Opter, dans toutes les situations, pour une interruption courte du clopidogrel (trois jours avant la chirurgie et reprise 48 heures après) et le maintien de l’aspirine.
- Proscrire tout traitement de substitution et en particulier les AINS à haute activité anti-COX 1 ou les héparines de bas poids moléculaire dans les rares cas où une interruption complète est temporairement nécessaire.
- Favoriser la reprise précoce entre 24 heures pour la majorité des gestes et 48 heures, notamment pour la neurochirurgie, après l’intervention.
- Respecter les recommandations des sociétés savantes de chaque spécialité. On dispose d’avis d’experts en gastro-entérologie (www.sfed.org), en pneumologie (www.splf.org) et en odontologie (www.sfmbcb.org). La Haute Autorité de santé 5(HAS) travaille sur la mise à jour de ces recommandations.
- Utiliser la carte de liaison des antiagrégants plaquettaires pour éviter ces arrêts intempestifs (figure 4)
- Traçabilité de la décision de l’arrêt qui doit toujours être collégiale.
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