L’EXISTENCE d’une anémie multiplie par trois le risque de décès dans l’année qui suit un AVC. Jason Sico et coll. (New Haven, États-Unis) en appellent à rechercher et à traiter une anémie en présence d’un AVC.
Cette recommandation vient au terme d’une analyse des dossiers médicaux de 3 750 hommes traités pour un premier AVC ischémique. Les patients souffrant d’une anémie sévère (hématocrite de 27 % ou moins) ont une probabilité de décès multipliée par 3,5 pendant leur hospitalisation et par 2,5 pendant l’année qui suit. Si l’anémie est modérée (hématocrite de 28 à 32 %) le risque est multiplié par deux. Enfin, il est multiplié par 1,5 pour une anémie légère (hématocrite de 33 à 37 %).
FA paroxystique
La survenue d’une arythmie occasionnelle est la cause d’environ un cinquième des AVC de cause indéterminée. « Identifier et traiter les patients qui ont une arythmie pourrait réduire de 40 % les récidives d’AVC, comparativement à la réduction obtenue avec l’aspirine », affirment Daniel Miller et coll. (Detroit, États-Unis). Des arythmies erratiques de moins de 30 secondes sont corrélées à la présence d’épisodes de fibrillation auriculaire paroxystique (FAP) plus prolongés, qui conduisent à la formation de micro-embols dans l’oreillette. L’étude montre que le risque de FAP est augmenté de 17,3 fois lorsqu’on est en présence d’épisodes d’arythmie.
Un point pour le rivaroxaban
En cas de fibrillation auriculaire (FA) le rivaroxaban a été comparé à la warfarine pour la prévention des embols. Dans l’étude ROCKET AF, conduite dans 45 pays, les deux produits ont été testés chez des patients souffrant de FA. Résultat : il y a eu 34 % moins d’hémorragies intracrâniennes dans le groupe prenant le nouveau médicament que dans celui sous warfarine (Graeme Hankey et coll. Australie).
Drépanocytose
La prévention des AVC de la drépanocytose s’est considérablement améliorée avec l’usage des transfusions et du dépistage par échographie. Ce qui apporte de plus une réduction des disparités chez les enfants entre Noirs et Blancs. Avant que ces efforts préventifs soient mis en place en 1998, les enfants noirs avaient un risque de décès multiplié par 74 d’AVC ischémique comparativement aux enfants blancs. Ce qui était dû à la prévalence plus élevée chez les Noirs de la drépanocytose. Entre 1999 et 2007, l’excès de risque a chuté des deux tiers (Laura Lehman et coll., Boston).
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