Il
a été montré dans les différents essais cliniques chez les patients DT2, que les analogues du GLP1 s’accompagnent d’une élévation, modérée, de la fréquence cardiaque (environ 2 battements par minute), à la fois en aigu mais aussi lors d’une administration chronique du médicament. Les mécanismes sous-jacents demeurent mal connus et le lien avec une diminution des résistances vasculaires périphériques et/ou une activation du système nerveux sympathique a été évoqué.
Dans ce travail, les auteurs néerlandais ont exploré de manière très précise dix jeunes sujets non-diabétiques qui ont reçu en cross-over une perfusion d’exenatide et de sérum salé isotonique avec une analyse des pressions artérielles, de la fréquence cardiaque, des résistances artérielles et du débit cardiaque. La balance sympathovagale était estimée à partir de l’étude de la variabilité de la fréquence cardiaque par analyse spectrale (ratio LF/HF).
En comparaison au placebo, l’exenatide induisait une augmentation de 4,4 ± 1,1 battement/minute de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque, sans modification du volume d’éjection systolique. Aucun effet sur la pression systolique ou diastolique, ni sur les résistances artérielle, n’a été détecté chez ces sujets sains, non hypertendus.
Il était noté une augmentation significative du ratio LF/HF, témoignant d’une activation du système sympathique. En parallèle, sous perfusion d’exenatide, la glycémie a diminué de 0,5 mmol/l, sans modification de l’insulinémie.
Ces résultats confirment l’augmentation en aigu de la fréquence cardiaque sous exenatide (en perfusion IV toutefois), associée à une stimulation du système nerveux sympathique. L’absence de baisse de la pression artérielle et diminution des résistances vasculaires suggèrent que l’augmentation de la fréquence cardiaque sous GLP1 agoniste n’est pas secondaire à une vasodilatation mais plutôt à une stimulation du système sympathique.
Cette étude n’explique pas par quels mécanismes l’agoniste du GLP1 modifie le tonus sympathique: une action centrale est évoquée. De même, on ne peut pas exclure d’après ces résultats l’existence d’une diminution du tonus parasympathique sous GLP1.
D’après la communication de M Smits. 1106-P
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