UN CONSORTIUM de plus de 200 scientifiques appartenant à une centaine d’institutions de par le monde, est en pleine collaboration pour établir une carte génétique des gènes qui stimulent ou au contraire sapent la résistance à toute une variété de maladies mentales et à l’Alzheimer. Ils publient aussi de tout nouveaux gènes qui peuvent expliquer les différences interindividuelles dans la taille du cerveau et l’intelligence. Paul Thompson (Université de Los Angeles), qui dirige ce projet ENIGMA, et ses nombreux collègues, ont mesuré sur des milliers d’images IRM de 21 151 personnes la taille du cerveau et des centres de la mémoire et mis ces observations en regard d’un criblage génétique. C’est ainsi qu’ils découvrent des relations consistantes entre de subtiles modifications du code génétique et une diminution des centres de la mémoire. Ils trouvent un variant du gène HMGA2 qui affecte la taille du cerveau et les différences individuelles de l’intelligence. Il suffit d’un « C » à la place d’un « T » pour que la taille du cerveau soit modifiée. Les mêmes gènes affectent les cerveaux de toutes les populations (Afrique, Europe…), « suggérant de nouvelles cibles pour le développement de nouveaux traitements ».
Des affections telles que l’Alzheimer, l’autisme et la schizophrénie interrompent la circuiterie cérébrale. Le projet ENIGMA va s’intéresser aux gènes qui gèrent les connexions, à l’aide de la technique de l’IRM avec tenseur de diffusion.
Nature Genetics,15 avril 2012.
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