Une équipe américaine propose une méthode pour améliorer globalement la transfusion sanguine, en enrichissant en NO le sang destiné aux banques du sang. Ils montrent sur des modèles animaux une amélioration de l’oxygénation des tissus après cette supplémentation.
Lors des prélèvements de sang destinés à la transfusion, la teneur en NO décline rapidement. Or, les propriétés vasodilatatrices du NO permettent aux hématies d’accéder aux tissus et de délivrer l’oxygène.
La forme bioactive du NO dans le sang est le S-nitrosohémoglobine (SNO-Hb). Des auteurs proposent un procédé de « renitrosylation », comportant notamment une perfusion d’une solution aqueuse de NO purifié dans le sang prélevé, pour restaurer le niveau de SNO-Hb dans ce sang.
Une étude menée chez des rats, des souris et des moutons indique qu’une transfusion à partir de sang non traité s’associe à une réduction de la perfusion en oxygène des muscles squelettiques et dans d’autres tissus. « À l’opposé, l’oxygénation des tissus s’améliore chez les animaux transfusés avec des hématies renitrosylées », observent Stamler et coll. (Duke University). Sur des modèles d’animaux anesthésiés, une amélioration du statut hémodynamique, de la fonction rénale et de la perfusion rénale est observée.
Pour ces auteurs, une retrinosylation du sang permet de prévenir un ensemble de pathologies : infarctus du myocarde, AVC, atteintes rénales, liées à une ischémie associée à la transfusion sanguine. Cet enrichissement pourrait être également utile dans des maladies comme la drépanocytose ou le paludisme.
PNAS, 24 juin 2013.
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