LES PATIENTS drépanocytaires peuvent souffrir d’anémie par hémolyse, mais le pronostic de la maladie est en fait déterminé par les crises vaso-occlusives. Or il n’existe aucun test pour prédire le risque de crises ni la gravité de la maladie. Des chercheurs de Boston (1) ont développé un dispositif microfluidique, composé d’un microcanal de la taille d’un capillaire couplé à un microréservoir d’oxygène, qui recrée les conditions physiologiques propices à la survenue des crises vaso-occlusives, afin de mesurer comment le flux d’un échantillon sanguin ralentit après une désoxygénation. Ils ont ensuite testé avec ce dispositif les échantillons sanguins de 29 patients drépanocytaires, dont 23 présentaient une forme sévère et 6 une forme bénigne, ce qui a permis de confirmer la bonne corrélation entre le degré de ralentissement du flux sanguin et la classification sévère ou bénigne de la maladie : chez les patients sévèrement atteints, le flux d’un échantillon sanguin ralentit deux fois plus vite que chez les sujets avec une forme bénigne de la maladie.
Les chercheurs ont également testé une petite molécule, la 5-hydroxyméthylfurfural (5HMF), qui augmente l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène et améliore les symptômes sur un modèle animal. Après traitement d’un échantillon sanguin d’un patient par la 5HMF, le flux dans le dispositif est amélioré.
(1) Wood DK et coll. A biophysical indicator of vaso-occlusive risk in sickle cell disease. Sci Transl Med 2012 Feb 29;4(123).
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