Les établissements de santé sont approvisionnés en masques via des plateformes logistiques contrôlées par l’EPRUS, l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires. « On a beaucoup de réserves », commente Claude Avaro, son directeur général adjoint. Les stocks d’État, pour l’ensemble des établissements de santé, regroupent 730 millions de masques FFP2 (ceux qui protègent de la contamination), un milliard de masques chirurgicaux (qui protègent l’entourage d’un malade), et 33 millions de traitement en Tamiflu et oseltamivir, son principe actif. « De quoi traiter 33 millions de personnes pendant dix jours, précise Claude Avaro. Cela correspond au taux d’attaque prévu par l’INVS ».
Des hôpitaux ont déploré de la fauche dans leur stock cet été. Sur ebay, des lots de 1 000 masques sont mis aux enchères. « Il y a toujours des profiteurs de guerre. Nous avons dû mettre notre stock sous clé », commente Jean-Claude Deforges, directeur de la qualité et de la gestion des risques à l’AP-HM (CHU de Marseille). « Attention aux contre façons qui circulent », met en garde ce revendeur spécialisé. Dévalisé, comme tous ses concurrents, il affiche un délai de livraison de plusieurs semaines. Ce qui ne manque pas d’inquiéter les cliniques privées, qui n’ont pas compris si les masques leur seront fournis par l’État, ou si elles doivent elles-mêmes les acheter. La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a reçu des consignes contradictoires cet été. « Nous avons demandé des précisions à la DHOS (Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, au ministère de la Santé) qui ne nous a pas répondu, déclare Philippe Burnel, délégué général de la FHP. Certaines cliniques ont anticipé et ont acheté des masques, d’autres non. C’est un problème. »
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