Dans la tranche d’âge avant 2 ans, l’évaluation neuro-motrice doit tenir compte d’une éventuelle prématurité à la naissance. Les acquis successifs classiques sont ensuite vérifiés : tenu en position assise vers 6 mois, quatre pattes vers douze mois, marche entre 1 an et 18 mois. L’âge d’acquisition de la marche présente une certaine variabilité. Il ne faut pas hésiter au moindre doute à reprogrammer quelques semaines plus tard un nouvel examen.
Dans ce groupe d’âge, encore plus fortement sans doute, l’interrogatoire des parents prend une signification critique (conditions et suivi de la grossesse, modalités d’accouchement…).
L’étude de la motricité spontanée est la seule méthode de repérage d’une anomalie chez le nourrisson et nécessite un œil exercé.
Différentes manœuvres spécifiques viendront apprécier le tonus aussi bien axial que des membres de l’enfant. Par exemple, lors du « tiré-assis », l’enfant normal positionne sa tête à l’aplomb de son tronc en légère antéflexion. D’autres manœuvres vérifient la persistance ou au contraire l’élimination de certains automatismes (réaction à la bascule latérale, réaction au plongeon…). Le déroulé de ces automatismes lui-même est important à analyser (symétrie ou non des réactions de membres supérieurs)
Les réactions cognitives de l’enfant sont également utiles à considérer : suivi du regard, saisie des objets…
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024