Jean-Luc Leleu (historien) : « Le problème des pertes psychiatriques en Normandie après le Débarquement a été tout simplement ignoré en France »

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Publié le 06/06/2024

Dans un chapitre de « Combattre en dictature », intitulé « Névroses de guerre et stratégies d’évitement », l’historien Jean-Luc Leleu à l’université de Caen analyse les perspectives médicales face aux troubles psychiques durant la seconde guerre mondiale. À l’occasion des commémorations des 80 ans du débarquement de Normandie, il expose au « Quotidien » les approches opposées des armées belligérantes.

Crédit photo : DR

LE QUOTIDIEN : Que savait-on du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) lors de la seconde guerre mondiale ? Comment ces troubles étaient-ils perçus ?

JEAN-LUC LELEU : Les troubles psychiatriques étaient connus dans le contexte de guerre. On parlait à l’époque du « vent du boulet » pour évoquer les symptômes psychiques induits par les combats. Les travaux de Freud avaient déjà permis de mettre en évidence l’importance du psychisme.

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