L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) est une maladie chronique qui peut s’associer à un retard de croissance dû à l’inflammation et/ou à une corticothérapie. Par un meilleur contrôle de l’inflammation et une épargne cortisonique, les biothérapies (principalement anti-TNF mais également anti-IL1, anti-IL6 et CTLA4-Ig) pourraient limiter l’impact sur la croissance. Une étude rétrospective a permis de colliger les données d’enfants au début de leur maladie (âge moyen 5,4 ans ; 0,7-13,7), à l’instauration de la biothérapie (âge moyen 7,7 ans ; 1,7-15,6) et au dernier suivi (âge moyen 10,4 ans ; 2,8-17,5). Sur ces trois périodes, la taille a été évaluée en déviation standard (DS) corrigée par la taille cible (en fonction de la taille des parents). En début de traitement, à l’instauration de la biothérapie et au dernier suivi on obtenait respectivement – 0,06 DS, -0,38 DS et – 0,38 DS. Soit une stabilisation du ralentissement statural. Certaines publications sont même en faveur d’un rattrapage de croissance, non confirmé dans cette étude, probablement en raison d’un recours rapide aux biothérapies limitant le retard statural.
D’après F. Uettwiller et coll.
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024