Des données de plus de 25 000 patients

La médecine thermale à l’épreuve des résultats

Publié le 29/06/2015
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La CTS, qui accueille plus du tiers des curistes en France, s’est dotée d’un dispositif unique dans la mesure où il collige les données, de façon anonyme bien sûr, de plus de 25 000 patients qui ont suivi en 2014 une cure dans l’une des 20 stations de la Chaîne.

« Les résultats de cette grande enquête, déclarative, n’ont certes pas la qualité scientifique d’une étude randomisée en double aveugle, ici impossible, observe le Dr Alain Garcia, chargé des relations médicales à la CTS, mais ils nous donnent de précieuses indications. » Ainsi, quelles que soient les orientations thérapeutiques (une dizaine), les curistes constatent une diminution des signes fonctionnels, de la consommation de médicaments, une amélioration de l’autonomie et de la qualité de vie.

Phlébologie et rhumatologie

En phlébologie par exemple, les curistes concernés souffrent moins (avec une réduction des douleurs de 24 %) encore 6 mois après la cure, 87 % ont moins d’œdèmes et 96 % ressentent moins de lourdeurs.

Pour les pathologies de l’appareil digestif, les douleurs lors ou après les repas sont moins fréquentes (- 32 %), la réduction des troubles liés au transit est de 32 %. « En rhumatologie, grâce à la piscine, les douches locales et les bains de boue, décrit le Dr Martine Fournier, médecin thermal, la douleur est diminuée de 24 % ; le périmètre de marche sans douleur est amélioré encore 9 mois après la cure pour 3 curistes sur 4. » Par ailleurs, 8 sur 10 montent et descendent les escaliers plus facilement. Leur niveau d’activité quotidienne est augmenté de 73 % (à 9 mois) et leur consommation d’anti-inflammatoires et/ou d’antalgiques est réduite de 65 % (à 3 mois).

Asthme et rhinosinusite

Emblématiques encore de l’efficacité d’une cure spécifique, les indications respiratoires, asthme ou rhinosinusite chronique. À 3 mois, la gêne est réduite de 23 %, l’obstruction de 28 %, les activités quotidiennes augmentées de 53 %, le traitement de fond réduit de 52 %.

Tous les établissements s’inscrivent dans un programme d’éducation thérapeutique. Celui-ci s’appuie pour la prise en charge des maladies métaboliques en particulier (dont le surpoids) sur deux expertises, nutrition santé d’une part, prise en compte de l’intérêt d’une activité physique d’autre part. Les résultats sont à la mesure des efforts consentis par les curistes, soutenus par une idée : « je m’occupe de ma santé ».

Dr Brigitte Blond

Source : Le Quotidien du Médecin: 9424