Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’objectif thérapeutique a clairement été établi : la rémission. Celle-ci est définie par un DAS28<2,6 (indice composite d’activité de la maladie associant l’évaluation par le patient, l’inflammation biologique et le nombre d’articulations douloureuses et gonflées). Grâce aux nouveaux traitements, aux nouveaux réseaux de prise en charges et aux recommandations des sociétés savantes et de l’HAS, la part des patients en rémission a nettement progressé ces dernières années. Ainsi sur 799 PR suivies dans le Nord-Pas-de-Calais le taux de rémission est passé de 22,9 % en 2007 à 30,4 % en 2009, un changement significatif quelle que soit l’ancienneté de la PR.
Que faire une fois le patient en rémission ? En pratique, une étude rétrospective concernant 472 PR dont 43 étaient en rémission depuis plus de 6 mois a permis de constater un sevrage en corticoïdes pour 80 % d’entre eux et l’arrêt du traitement de fond conventionnel pour 2,2 %. Le schéma de l’anti-TNF était lui aussi modifié chez 1 patient sur 2. Il s’agissait soit d’un espacement des prises dans les deux tiers des cas et/ou une diminution de posologie dans un tiers des cas. Chez les patients en rémission qui avaient bénéficié d’une modification du schéma de l’anti-TNF, le taux de rechute était de 57 %, sans différence significative avec les 55 % de rechute pour les patients sans modification de l’anti-TNF.
Pour le moment cependant, aucune recommandation précise n’est établie sur la conduite à tenir une fois la rémission obtenue.
D’après S. Fiorentino et coll. Et S. Ali Ou Alla et coll.
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