La goutte a bénéficié en 2006 de recommandations européennes dont certaines concernent le diagnostic et la prise en charge du syndrome métabolique. Afin d’évaluer la prévalence et les caractéristiques du syndrome métabolique des patients atteints de goutte, environ 500 médecins (400 généralistes et 100 rhumatologues) ont recruté environ 1 000 patients. Caractéristiques : âge moyen 61 ans, 88 % étaient des hommes, la goutte évoluait depuis 8 à 9 ans. Près de 50 % avaient un accès, 25 % une forme chronique, 20 % des tophus.
Le syndrome métabolique était présent chez 56 % des femmes et 46 % des hommes ; il y avait 54 % d’hypertendus, 47 % d’hyperglycémies, 44 % de cholestérol HDL bas, 40 % de triglycéridémies élevées ; 28 % des hommes et 33 % des femmes avaient un IMC › 30 kg/m2. Une coronaropathie et un AVC étaient présents respectivement chez 8,9 % et 3,5 % des patients vus en médecine générale.
Pourtant, des modifications diététiques n’ont été proposées que chez 22 % de l’ensemble des patients, la comorbidité cardio-vasculaire était prise en charge chez 89 % et 79 % des patients le nécessitant respectivement selon qu’ils étaient suivis par le généraliste ou le rhumatologue. Globalement, 10 % des dyslipidémies, 20 % des diabètes et 5 % des HTA n’étaient pas traités et un switch thérapeutique en cas de diurétique n’était le plus souvent pas proposé. Améliorations en perspective !
D’après F. Lioté et coll.
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