Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante (SPA) est souvent effectué avec retard et sa prise en charge insuffisante. A. Grasland et coll. ont à cet égard voulu mesurer l’impact d’une formation spécifique des médecins généralistes sur l’identification des patients atteints de spondylarthrite ainsi que de ceux ayant une SPA connue, mais insuffisamment traités.
En premier lieu, ils ont testé le niveau de connaissances des médecins généralistes sur l’affection.
Dans cette enquête, douze rhumatologues ont recruté chacun cinq généralistes qui étaient invités à une soirée de formation sur le thème de la SPA. Mais, au préalable, un auto questionnaire leur a été soumis, avec cinq items comportant chacun trois ou quatre propositions vraies ou fausses, soit 18 questions au total.
87 % des questionnaires remplis par les 63 médecins présents ont été analysables. Concernant le chapitre diagnostique, seuls 20 % des omnipraticiens interrogés connaissaient les caractéristiques des lombalgies inflammatoires ; la valeur du B27 était connue par 60 %, la place de l’imagerie par 36 % et 60 % avaient la notion d’une prédominance masculine. Quant aux aspects thérapeutiques, l’utilisation des AINS et l’absence d’intérêt de la corticothérapie étaient bien connus par la grande majorité des généralistes (8 sur 10). En revanche, les conditions d’utilisation des anti-TNF étaient mal connues (78 %).
Ces résultats soulignent ainsi l’insuffisance des connaissances des médecins généralistes dans ce domaine, ce d’autant qu’il est vraisemblable que les praticiens sélectionnés dans cette enquête étaient particulièrement motivés pour suivre une formation et que leur niveau de connaissance était peut-être même supérieur à la moyenne. Les auteurs sont donc confortés dans leur projet initial : « évaluer une formation et un suivi spécifique d’un groupe de médecins généralistes pour améliorer le délai diagnostique et la prise en charge des patients atteints de spondylarthrite ankylosante ».
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