UN AGENT de 38 ans victime d’un arrêt cardiaque au technicentre de Saint-Etienne-du Rouvray (Seine Maritime), en février dernier ; une jeune femme de 20 ans qui ne respirait plus, dans la salle d’attente de la gare de Saintes (Charente Maritime), également en février. Dans les deux cas, des agents ont très vite déclenché le DAE installé à proximité, et, suivant les instructions, posé les électrodes et choqué les personnes avant l’arrivée des secours. Selon le responsable des SAMU cités par les journaux internes de la SNCF, ces deux vies ont pu être sauvées grâce au recours immédiat aux défibrillateurs. L’entreprise ferroviaire ne dispose pas encore de données épidémiologiques nationales, mais elle confirme l’intérêt de ce programme « prévention et santé » mis en œuvre dans ses enceintes et ses trains, des lieux qui ont été identifiés par les experts médicaux comme à fréquence particulièrement élevée d’accidents cardiaques.
Lancé en octobre 2011, le programme prévoit l’équipement de 350 gares, 450 bâtiments de service, 200 chantiers de travaux et 500 TGV (soit la totalité du parc grande vitesse). Objectif quasiment atteint : 91 % des rames étaient pourvues en DAE au 30 juin, et elles le seront toutes dans le courant de l’automne, assure la direction de la communication.
Dans les gares, c’est le critère de la fréquentation qui a été déterminant pour la sélection des implantations. Pour les bâtiments de service, établissements de matériel et les chantiers, des analyses préliminaires ont été réalisées en lien avec le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), le médecin du travail et un médecin urgentiste, autour de trois critères déterminants : l’âge moyen du personnel, sa concentration et l’intensité de l’effort physique.
Sensibilisation AMD (alerter, masser, défibriller).
Si l’intérêt des DAE réside dans leur utilisation par toute personne, même dépourvue de formation préalable, la SNCF accompagne ce déploiement d’une sensibilisation « AMD » (alerter, masser, défibriller), formation validée par un arrêté ministériel (J.O. du 17 novembre 2009), et proposée aux cheminots volontaires par des moniteurs sauveteurs secouristes du travail et des infirmiers.
Le public aussi est invité à venir se former. En partenariat avec des membres des SAMU et des SDIS (sapeurs pompiers), des agents se sont relayés pour informer les voyageurs sur les bons gestes en présence d’un arrêt cardiaque, notamment la PLS (position latérale de sécurité). En Lorraine par exemple, ce sont 700 clients qui ont été volontaires, du 25 juin au 5 juillet dernier. Ces opérations doivent être renouvelées chaque année dans toutes les régions en insistant sur les données pronostiques de survie qui passent, grâce à l’équipement en défibrillateur, de moins de 5 % à un taux de 30 %. Au passage, elles « valorisent l’image de l’entreprise auprès des médias locaux et du public », se félicite le service de communication de l’entreprise.
Le parc DAE a été confié à Schiller médical et à Phillips, pour un budget que ne communique pas la SNCF.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention