SAMU-Urgences de France tire la sonnette d'alarme au sujet des conditions de travail dans les services d'urgences. Le syndicat juge que quelques avancées ont certes été obtenues, mais que, « derrière les engagements de notre ministre, la réalité de terrain est malheureusement tout autre ». Il invite en conséquence l'ensemble des urgentistes à rejoindre le mouvement de grève lancé par plusieurs syndicats de praticiens hospitaliers pour le 26 septembre.
SAMU-Urgences de France rappelle, par exemple, que la question de la gestion de l'aval des urgences n'est toujours pas réglée. Après trois ans de mobilisation sur le sujet, en liaison avec le ministère de la Santé, « la majorité des établissements n'a toujours pas mis en œuvre des mesures efficaces pour fluidifier l'aval et diminuer la saturation des services d'urgence », regrette-t-il.
L'offre de soins déstabilisée
Même chose pour la question du temps de travail. « L'application incomplète et très hétérogène, voire inexistante » de circulaires ministérielles sur le sujet entraîne, selon le SAMU, des inégalités entre établissements d'une même région, « et déstabilise gravement l'offre de soins sur l'ensemble du territoire national ». SAMU-Urgences de France demande en conséquence des mesures immédiates pour fluidifier l'aval, et la mise en œuvre immédiate des textes réglementaires sur le temps de travail.
Parallèlement, l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) est ce vendredi 16 septembre en déplacement au centre hospitalier de Royan (Charente-Maritime). Au programme, visite de l'établissement, conférence de presse organisée par les Drs Sauveur Méglio, Frédéric Pain, Patrick Pelloux et Christophe Prudhomme, et débat ouvert aux professionnels de santé sur le thème « Urgences et territorialité : enjeux et stratégies ».
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