Actuellement en 6e semestre de médecine d’urgence au CHU de Reims, Maurine Rochet avait commencé son internat dans une autre spécialité : la médecine générale. « Au départ, ni la médecine d’urgence ni la médecine générale n’étaient des choix que j’aurais privilégiés à la sortie des ECN, mais le classement fait qu’on ne peut pas toujours choisir ce qu’on veut », sourit-elle. C’est donc toujours en pensant à d’autres possibilités, et notamment à l’urologie, que la Rémoise a commencé son premier stage chez le praticien. « Le premier jour, je me suis vraiment demandé ce que je faisais là », se souvient-elle. Petit à petit, les « quatre généralistes incroyables » chez qui elle effectue ce stage réussissent à lui faire aimer la spécialité, mais lors de son deuxième stage, aux urgences, c’est la révélation. « Le travail d’équipe, c’est vraiment ce que j’aime : prendre l’avis d’autres spécialistes, échanger avec les co-internes… », énumère-t-elle.
À la fin du semestre, Maurine monte donc son dossier, et après un entretien avec le coordonnateur de DES de médecine générale, celui du DES de médecine d’urgence, et une validation administrative, la bifurcation est effective. Aujourd'hui, elle n’exprime aucun regret. « C’est une spécialité où on fait beaucoup de gestes et qui demande beaucoup de rigueur, se réjouit-elle. Par ailleurs, quand on rentre chez soi, on n’a pas la charge mentale qu’on peut avoir dans des spécialités qui impliquent un suivi plus long des patients. » L’urgentiste reconnaît toutefois que son appétence pour la chirurgie n’est pas éteinte. « Mais je n’avais pas le courage de repasser ce concours inhumain pour avoir un meilleur classement, résume-t-elle. Peut-être qu’un jour, si le courage me vient, je pourrai demander un double DES… »
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