Le bras de fer était attendu, mais force est de constater que la Cnam est au moins prête à ouvrir la discussion sur le sujet épineux de la rémunération. Lors de la séance de négociations conventionnelles le 22 mars sur les « conditions d’exercice et valorisation de la pratique du médecin traitant », son directeur général, Nicolas Revel, a évoqué trois pistes.
Revalorisation du C. La première porterait sur une revalorisation du C à 25 euros qui pourra se faire soit par l’ouverture de la MPC aux généralistes, soit par un alignement direct du C et Cs sur ce montant.
Consultation longue et complexe. Deuxième hypothèse, la mise en place d’une consultation longue et complexe majorée par rapport à la consultation de base. Nicolas Revel précise toutefois que leur nombre serait alors contingenté et ne pourra pas dépasser « 10 à 15 % des consultations » Ces deux propositions ne sont pas cumulatives : pour la Cnam, ce serait donc, soit la revalorisation du C, soit sa hiérarchisation.
Toilettage des forfaits. Parallèlement, le patron de la Cnam a affirmé son intention de procéder à un « toilettage » des différents forfaits, illisibles en l'état actuel. Il évoque la piste d'un forfait unique dédié au suivi de la patientèle du médecin traitant. Ce forfait serait assis sur deux étages. Le premier s'appuyant sur la prise en compte des caractéristiques de la patientèle, le deuxième portant sur l'accompagnement du médecin dans l'organisation de sa structure et la coordination.
La hiérarchisation des consultations avec une valorisation des plus complexes était une demande des syndicats, mais en l’absence d’annonce de tarifs, cesderniers n’apprécient que modérément les restrictions déjà posées par la Cnam. « Le “soit, soit"n’est pas acceptable », s’insurge notamment Jean-Paul Hamon pour qui « la consultation de base est notoirement sous-évaluée ». Ce n'est pas tout : certains sujets paraissent encore plus verrouillés. C’est le cas de l'espace de liberté tarifaire, toujours demandé activement par les syndicats : Nicolas Revel l’a, d’ores et déjà, défini comme une ligne jaune qu’il ne franchirait pas…
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