LE QUOTIDIEN : Du déremboursement, de la suspension des DU et des DIU et de la suppression du titre, qu’est-ce qui menace le plus la pratique de l’homéopathie ?
Dr Charl - Le souci du SNMHF rejoint celui des patients d'aujourd'hui et de demain. Nous continuerons à défendre la pratique médicale de l'homéopathie et donc à militer pour le maintien de l'information et la formation en homéopathie à l'université dans le cadre des médecines intégratives. Bien sûr, nous allons défendre auprès du CNOM avec d'autres syndicats représentatifs la possibilité pour les nouveaux médecins de faire valoir leur diplôme de formation en homéopathie. L'homéopathie en soi n'est pas menacée, c’est sa pratique médicale qui est très menacée.
Comment expliquez-vous que vos arguments n’aient pas été entendus ?
Tous les arguments, même les plus solides, n'auraient pas fait changer d'avis la ministre dont la décision était prise sans doute bien avant le rapport de la HAS.
Quelles actions envisagez-vous pour la suite ?
Nous allons continuer à défendre la pratique médicale de l'homéopathie pour assurer aux patients une prise en charge sans perte de chances avec des médecins correctement formés. Nous allons également nous tourner vers les assurances complémentaires pour lesquelles la prise en charge des médicaments homéopathiques pourrait devenir un atout important.
*Syndicat national des médecins homéopathes de France
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