Les jeunes ne sont pas pressés d’entrer dans la vraie vie… Certains ne seraient pas du tout gênés si le permis de conduire se passait à partir de 40 ans. Quant à se marier et à avoir des enfants...
Dr D. S.
Pourquoi prolonger d’un an alors que l’on ne cesse de rogner sur les compétences des généralistes, et que les paramédicaux peuvent pratiquer la médecine sans faire autant d’années – délégations de tâche, prescriptions d’antibiotiques par les pharmaciens, orientation par des sages-femmes vers des spécialistes sans consulter leur médecin traitant ?
Dr Minh B
Une 4e année sous forme d’assistanat tutoré est indiscutablement un progrès, ne serait-ce que pour ne plus voir des « formations » sur le tas. Que répondriez-vous à un chirurgien qui vous dirait, avant votre anesthésie : « Je n’ai jamais fait cette intervention mais quand j’en aurai réalisé une dizaine tout seul, ça ira » ? Une solution que j’ai souvent préconisée consisterait dans un premier temps à proposer cette 4e année sur option, avec un certain nombre d’avantages matériels et universitaires.
Dr Guy V
Vu la vitesse à laquelle la médecine évolue, c’est sur la formation professionnelle continue qu’il faut jouer. Je côtoie des internes et je trouve qu’ils sont bien formés déjà. Il faut qu’ils arrivent aussi à travailler seuls, à prendre des décisions. Ce n’est pas en reculant qu’ils y arriveront. Ils ont plus accès aux informations que nous aussi, et ça aide. J’ai un fils chirurgien et oui, un jour, il a fait seul une première intervention. Comme pour tous les métiers, il y a l’apprentissage, puis l’expérience.
Dr Marie Jo G
Dix ans après leur création, les agences régionales de santé (ARS) peuvent-elles sortir de leur position hospitalo-centrée et jouer un rôle plus important pour les soins en ville ?
Avez-vous vu les organigrammes des ARS ? C’est hallucinant… et pour quel coût/efficacité ?
Dr Yves R
Pitié ! Déjà que régionalement, le niveau est faible… On va se retrouver dans les départements ruraux avec une brochette d’incompétents, et sans supérieurs régionaux… Dr Marc C
Officiellement, leur mission est la régulation de l’offre de soins. En réalité, ils ferment des lits et ont une mission comptable, à savoir : faire plus avec moins. Rien de bien intéressant. Ils ne représentent que le ministère, même si on saupoudre avec des représentants des différents métiers. Pendant la première vague du Covid-19, ils ont démontré de manière éclatante leur inutilité mais aussi leur incapacité. Bref, une contrainte administrative de plus avec ses conséquences délétères pour l’hôpital. Heureusement pour eux, les libéraux leur échappent encore.
Dr Pierre56
Vous aussi, vous voulez réagir à l’actualité médicale ? Adressez-nous vos courriers accompagnés de vos nom, prénom et lieu d’exercice à redaction@legeneraliste.fr
C’est vous qui le dites
« De toutes les formes possibles de régulation, ils ont décidé de voter la plus idiote »
Éditorial
Mobilisés en permanence…
Histoire des revues scientifiques : grandeur et décadence
Régulation de l’installation : une fausse bonne idée