Voici quelques réflexions sur ce moment de folie que nous traversons.
Depuis les Gilets jaunes et les grèves contre le changement des calculs de retraite, les Parisiens étaient au bout du rouleau mais, malgré tout, courageux et pas en arrêt de travail.
À partir de début 2020, tout a changé. Nous n’avons rien compris à ce qui se passait. Mais à l’annonce, à la mi-mars, du confinement, nous sommes tombés de haut.
Tout d’abord, l’État nous a mis « à la maison » car la médecine de ville ne pouvait rien ! Bizarre. Ce n’était pas notre point de vue. Le Conseil de l’Ordre, les syndicats, personne n’a réagi. Donc beaucoup de médecins ont fermé leur cabinet. Certains sont partis définitivement, d’autres sont décédés.
Un médecin sait faire un examen clinique, mais il y a et il y aura toujours des virus et des infections.
Par ailleurs, la vaccination a été présentée avec trop d’espoir, et comme le seul remède.
La réalité des patients malades avec anticorps persistants a été refusée. Cela remet en cause les bases de l’immunologie. Depuis quand l’immunité acquise par la maladie ne vaut rien ? Pourquoi tout le personnel soignant, les médecins, les infirmiers qui, comme moi, ont été malades n’ont pas le droit d’être reconnus comme non contagieux ?
Dr J. L. (Paris)
Ségur a confirmé l’arrivée du vaccin Pfizer dans le circuit des professionnels de santé libéraux. Ils peuvent passer commande depuis le 20 septembre et les doses seront livrées à partir du 1er octobre.
Tu motives douze patients et lorsque tu veux commander le flacon, on te dit que c’est réservé aux pharmaciens ou aux médecins du travail. Qu’ils vaccinent aussi ne me pose aucun souci. Mais j’aurais aimé être prévenu avant. Cela m’aurait évité bien des coups de fil. Et là-dessus, on me réclame 65 euros de trop-perçu de Dipa. Marre de me sentir pris pour un abruti. Je referais des vaccinations si les doses individuelles sont disponibles.
Dr Yves D
Le pari de la vaccination serait gagné avec des doses individuelles, comme pour tout autre vaccin. Quel média osera pointer les bénéfices industriels et politiques qu’il y a à maintenir une fabrication en flacons aussi peu fonctionnelle ? Moi, en attendant, je m’abstiens au cabinet (tout en restant médecin volontaire et actif en centre de vaccination).
Dr André R
Le ministère de la Santé fixe le chiffre de 51 505 médecins à former pour 2021-2025
Je ne parviens pas à avoir un chiffre fondamental : combien de médecins formés ayant terminé leur cursus (thèse comprise) abandonnent ? Qu’il y en ait 10 %, cela peut se concevoir : c’est comme dans la plupart des professions. Mais j’ai eu l’occasion de voir des chiffres très inquiétants (jusqu’à 30 % ? Cela paraît invraisemblable). Pourquoi ces chiffres ne sont-ils pas disponibles ? C’est pourtant le cœur du problème. Pourquoi ces MG n’exercent-ils pas ? S’agit-il des modalités d’exercice ? Où cela remet-il en cause la formation et surtout la sélection ? Est-ce que la réforme de la première année va changer l’état d’esprit des postulants à cette magnifique profession qui est la nôtre ?
Dr Guy V
C’est vous qui le dites
« De toutes les formes possibles de régulation, ils ont décidé de voter la plus idiote »
Régulation de l’installation : une fausse bonne idée
Aptitude physique
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