Le Covid-19 a été à l’origine d’une implication importante et non négligeable des médecins généralistes, tant sur le plan de leur participation à la vaccination dans les centres vaccinaux qu’au sein de leur propre cabinet.
Cependant, avec l’arrivée du passe sanitaire et de son obligation dans certains lieux, ces professionnels de santé ont dû faire face à une débauche de questions mais aussi de réprimandes.
Ainsi, nombreux sont les patients qui ne souhaitent pas se faire vacciner et profitent du lien étroit avec leur médecin de famille pour demander un faux passe ou exiger un certificat de contre-indication à la vaccination.
En parallèle, certains patients développent un argumentaire anti-vaccinal et souhaitent ainsi que nous puissions nous ranger de leur côté.
Cette situation récurrente est souvent déstabilisante pour le médecin généraliste, qui n’a qu’un seul but : préserver la santé de ses patients.
Or, en le contraignant à devenir l’avocat qui plaide en faveur du vaccin, on augmente son travail quotidien, et on potentialise une certaine animosité chez certains patients.
Avons-nous besoin d’un tel débat dans nos cabinets, qui sont déjà saturés par la demande de soins ?
Dr Pierre Frances, Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales)
Covid-19 : faut-il encore compter sur l’immunité collective conférée par les vaccins pour sortir de la crise ?
Ces vaccins à ARN vont courir derrière les mutations. Ce n’est pas satisfaisant, sauf pour les fabricants. Et que dire des effets secondaires qui sont globalement trop fréquents, trop sévères. Le rapport bénéfice/risque est un euphémisme de politicien…
Dr Dominique B
45% de personnes vaccinées parmi les cas graves hospitalisés en Israël. On dirait bien que ce vaccin fonctionne très mal. Un peu normal sachant qu’il a été travaillé sur la souche primitive qui n’est plus là : nous avons à présent le variant Delta.
Dr François Picot
Un virus a l’avantage de pouvoir muter tous les jours. Nous, c’est tous les 30 ans en moyenne. Que le meilleur gagne ! Ou plutôt, avec un virus visiblement nouveau pour l’homme, il va falloir apprendre à vivre ensemble pendant longtemps, d’autant que nos anticorps, dont le schéma de fabrication a comme support notre ADN héréditaire, ne sont certainement pas très performants. Heureusement qu’il y a des défenses non sélectives … mais avec le risque d’emballement, « angoisse » de nos organismes, victimes de facteurs de risques bien connus, devant l’urgence, oblige. On en revient au point de départ, ces vaccins ne sont en fait et principalement peut-être que des acteurs préventifs des formes graves, et non de vrais vaccins au sens habituel du terme. La prévention a été sacrifiée sur l’hôtel de la consommation, dont nos politiques actuels sont tous les grands prêtres. Cette crise va peut-être faire prendre conscience aux politiques que la prévention – lavage des mains, masques, isolement social des cas graves mais aussi prévention de l’obésité, du diabète, des maladies cardiovasculaires, de la pollution – doit être la priorité majeure en santé publique, avant de se focaliser sur les cas « rares » qui remplissent les hôpitaux. Les « anti » de tout poil n’ont en réalité pas d’autres messages, si on sait lire à travers les lignes.
Dr Yves A
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