SMS du Congrès français de psychiatrie 2024

Par
Publié le 30/01/2025
Article réservé aux abonnés

- L’activité physique est un bon outil pour réduire à la fois les complications de l’addiction et le risque de rechute. Mais elle doit être adaptée afin de limiter le taux d’abandon (40 % en addictologie). Le projet Apaddicto étudie actuellement les obstacles à l’activité physique (barrières structurelles, sociales et émotionnelles, plus que le manque de motivation) et les attentes des patients, avant de tester l’APA en vie réelle.

- Parmi les pathologies mentales, l'anorexie est l'une des plus mortelles. Une hospitalisation à temps plein peut être indiquée dans les cas les plus sévères. Une récente étude (Duriez et al. 2023) a montré que la mortalité à trois ans chez les patients hospitalisés pour anorexie était 28 fois plus élevée qu’en population générale et 2 fois plus élevée que chez les patients avec un autre trouble psychiatrique. En cas de danger vital et de refus des soins, une mesure de soins sous contrainte peut être mise en place.

- Les pathologies mentales périnatales touchent 20 à 30 % des femmes. En ce qui concerne les épisodes de dépression caractérisée d’intensité légère à moyenne, 30 % sont des premiers épisodes et 70 % des rechutes. Pour les épisodes dépressifs d’intensité sévère, 50 % sont des premiers épisodes et 50 % des rechutes, d’où l’importance de la consultation préconceptionnelle en psychiatrie périnatale.

- On constate environ 60 % de rechute après tentative de sevrage d’alcool et 40 % de dépression vie entière chez les personnes vivant avec un trouble de l’usage de l’alcool. L’étude pilote PAD menée par la Dr Amandine Luquiens (CHU de Nîmes) vise à évaluer l’efficacité de la psychothérapie assistée par la psilocybine dans le traitement des troubles liés à l’usage de l’alcool accompagné de symptômes dépressifs (résultats en avril 2025).

Les comorbidités neurodéveloppementales du TDAH sont très fréquentes (plus de 70 %) et doivent être recherchées à tout moment. Leur expression varie au cours du développement. Le traitement par méthylphénidate n’est jamais contre-indiqué mais il nécessite une titration lente et une surveillance plus rapprochée des effets indésirables.


Source : Le Quotidien du Médecin