Le nombre de patients atteints d’affections chroniques n’a cessé d’augmenter. Cela a-t-il influé sur le métier ? Sans trop hésiter, la moitié évoque d’abord « plus de charges administratives ». « Mes relations avec les patients n'ont guère changé, en dehors du fait que la charge administrative donne moins de temps pour les relations humaines », observe ainsi Sandra, 48 ans, installée en Seine-et-Marne.
« J’ai refusé la ROSP, les patients sont à la fois plus exigeants et plus reconnaissants mais le généraliste reste celui qui doit faire toute la paperasse, même si les demandes ont été faites par des spécialistes », relève dans le même sens, une praticienne du Var. C’est à croire que la réforme des ALD promise pour bientôt par le patron de la Cnamts, Nicolas Revel, tombe plutôt bien. Une fois de plus, on se rend compte que la simplification administrative est une attente forte de la profession.
Au-delà, un tiers préfère mettre en avant l’augmentation des consultations lourdes : là encore, il y a du grain à moudre pour, à l’occasion des négos conventionnelles, ouvrir une fois pour toutes le chantier de la hiérarchisation des actes cliniques, réclamé peu ou prou par tous les syndicats.
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« Internet rend le patient plus actif »
Plus de patients chroniques = plus de paperasse
« Internet rend le patient plus actif »
Qui a participé ?
Verbatim
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